viet nam

09 avril 2008

Du projet à la réalité

Vietnam : Tout voir ! Mission impossible. Alors se donner l'envie d'y retourner, peut-être...

(Et voilà. Pour ceux qui nous connaissent, vous êtes habitués, désormais. Et comme toujours, c'est Jean-Luc qui est aux manettes pour nous concocter le parcours et le programme.
C'est notre programme, en attendant nos commentaires et les albums photos qui vont avec. Mais ça, ce sera à notre retour.)

Nous y sommes et plus exactement nous en sommes revenus. Vous trouverez donc, à la suite de ce message, la vraie histoire de notre voyage. J'ai laissé, entre parenthèse et en italique, le programme pour ceux qui voudraient se contenter de ça.

 

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23 octobre 2008

Jour 01: Paris CDG/Ho Chi Minh Ville

13/03/2009

Envol de PARIS CDG à 12H25 sur VN 532. Nuit à bord.

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Jour 02: Ho Chi Minh Ville arrivée ( D)

14/03 /2009

(Arrivée à l’aéroport de Ho Chi Minh Ville à 06h20. Accueil par votre guide puis transfert vers le centre-ville où nous nous installons à l’hôtel. Repos dans le matin.

L’après-midi de visite de la Poste Centrale, la Cathédrale Notre Dame et le Temple Thiên Hau situé au cœur du quartier chinois très animé. Nuit à l’hôtel.)


Il est 17 heures 15 ici, et nous sommes posés dans le hall de l'hôtel, épuisés. A 18 heures 30, notre guide nous emmène à vingt minutes à pieds d'ici, pour dîner. Mais la journée a été longue, qui a commencé hier, le 13 mars 2009, à trois heures du matin, en France, quand il a fallu se lever pour aller prendre un TGV qui nous a conduit à Roissy, après avoir joué les omnibus. L'embarquement s'est fait à l'heure prévue, et le décollage aussi. Il était alors 12 heures 25, heure française.

Après 11 heures 40 de vol et quelques fuseaux horaires avalés à une vitesse moyenne de 950 kilomètres heure, nous nous sommes posés sur l'aéroport de Ho Chi Minh. Il était 6 heures 05. C'était ce matin. Durant ce voyage, l'étroitesse des espaces, le bruit ambiant des réacteurs, le décalage horaire et la position assise nous ont empêchés de bien dormir. Heureusement, nous avons pu boire et manger à volonté.

A l'arrivée, l'obtention des visas et la récupération des bagages furent vite expédiés et nous avons pu très rapidement, dans une atmosphère chaude et humide, retrouver notre guide, le minibus et le chauffeur, pour nous conduire à l'hôtel.

Saïgon, je lui préfère son ancien nom et je ne suis pas le seul car nombre de Vietnamiens partagent cet avis, Saïgon donc grouille de vélos, de motos, de mobylettes de toutes sortes de marques et cylindrées, qui se déplacent en tout sens, et ce ballet inimaginable est captivant parce qu'il ressemble à une danse mortifère. Cinquante, cent, deux cents, deux mille deux roues qui s'élancent à l'assaut des carrefours où circulent bus et voitures, avec ceux qui remontent à contre sens pendant que d'autres se glissent malgré le feu rouge, s'immiscent dans le trafic, et c'est de la voltige, de l'évitement, de la dentelle au klaxon. Nous restons d'abord hébétés et pétrifiés par toute cette agitation et puis, après avoir posé les bagages à l'hôtel, dans une chambre aveugle et climatisée, nous nous lançons dans la grande aventure : la traversée des rues et des carrefours. Instant épique où il nous faut soudain apprendre à faire confiance à l'autre, à tous les autres, qui arrivent en un flot continue et dense, qui, comme de l'eau courante qui ne mouillerait pas, nous rasent sans jamais nous toucher. Et nous sommes soudain plongés au cœur de la fluidité, là où l'hésitation n'est pas la bienvenue. Un champs visuel juste un peu plus large, un pas normal, sans accélération, surtout sans marche arrière, et nous nous retrouvons, de rue en rue, de place en place, à prendre l'assurance indispensable à tout déplacement pédestre dans la ville. Il reste à repérer le nom des rues inscrit sur les bâches des magasins et plus rien ne peut désormais nous arrêter. Marchés couverts, parcs, pagodes, nous avançons, tellement surpris et médusés que même la fatigue accumulée se fait oublier.

Finalement, nous choisissons de déjeuner dans un petit restaurant très "populaire", situé au fond d'un passage. Il y a deux tables et six chaises en plastique. Le bol de soupe est très bizarre, et les légumes étranges. Seule la bière Tiger est rassurante. Nous buvons une bouteille à deux et j'avale une assiette de riz avant de rentrer à l'hôtel prendre un peu de repos. Nous prenons possession de la deuxième chambre, tout aussi borgne que la première. A quatorze heures trente, nous avons rendez-vous avec notre guide pour une visite du quartier chinois, d'un temple et, à l'autre bout de la ville, d'une cathédrale catholique ainsi qu'un bureau de poste. La traversée du marché du quartier chinois nous a fait penser à ce que nous avions connu à Istambul, mais l'ambiance générale serait plutôt cubaine, dans l'esprit.

Plus loin, nous allons voir travailler des laqueurs qui réalisent des tableaux à base de nacre, mais aussi de coquilles d'œufs. Extraordinaire maîtrise. Ils font des copies de peintres célèbres, des Picasso, des Schiele, des Klimt, etc. De retour à l'hôtel, nous avons juste le temps d'une brève pause et nous retrouvons Tingh. Il est 18 heures 30 et c'est à pied qu'il nous conduit dans un restaurant proche où nous allons faire un très bon repas : Nems, coquillages, légumes, lard de porc grillé, riz, bien sur, et pour finir un dessert à base de banane, suivi d'un thé.

Nous rentrons à l'hôtel à pied. La traversée des rues la nuit, alors que la circulation est toujours aussi dense et chaotique, ajoute du piment au périple. Mais toujours, partout, ce calme apparent, ces visages souriants. Tout se passe comme si rien de grave ne pouvait se produire ici. Enfin, la vigilance doit rester de rigueur.

Arrivé dans le hall de l'hôtel, nous trouvons qu'il est bien tôt. J'avais repéré que l'hôtel disposait d'une terrasse au douzième et dernier étage. Alors nous montons dans la salle du restaurant, tout la haut, et nous profitons un peu du spectacle de Saïgon by night, avant de finalement redescendre dans le quartier où un bar branché, pour touristes, nous attend avec ses happy hours et ses coktails. B52 pour Jean Luc, Blue Lagoon pour Martine, Pina Collada pour Isabelle, et Cuba Libre pour moi. Après cette dernière imprégnation de vacarme, d'agitation et d'alcool, nous rentrons dormir. Ouf !!!

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Jour 03: Ho Chi Minh Ville- Can Tho ( B,L )

 15/03/2009

jour03(Départ pour le delta du Mékong. Visite d'un temple Cao Dai à Tan An. A My Tho d'où , excursion en petit bateau vers l’île Thoi Son : visite de l'île, de ses vergers luxuriants, l'occasion de goûter à de nombreux fruits tropicaux. Sur une petite embarcation à rames vous traverserez un dédale d'arroyos, la voie principale de navigation des locaux. De retour à My Tho, continuation vers Can Tho, lapremière ville du Delta du Mékong. Nuit à l’hôtel.)

Nous sommes arrêtés sur trois files. Seules les motos arrivent encore à se faufiler à droite et à gauche, dans les deux sens. Notre guide, "Rom", est parti à pied, acheter le billet pour prendre le bac qui doit nous permettre de franchir l'un des sept bras du Mékong. L'occasion est bonne pour écrire un peu.

 

Mais commençons par le commencement. Ce matin, petit déjeuner somptueux en terrasse au douzième étage de l'hôtel Elios. Tout le monde a bien dormi. Nous redescendons avec nos bagages et, alors que le chauffeur empile nos sacs à l'arrière du minibus, nous voyons arriver un des membres du personnel de l'hôtel qui nous explique, en anglais, qu'une paire de tongues a disparu et qu'il faut la rendre ou la payer. Hilare, j'extrais de mon sac la paire en question. Alors que le brave homme s'en retourne satisfait, Isabelle, rouge de honte, plonge dans son sac, en sort une magnifique paire en pur plastique naturel bleu, et lui court après pour la lui rendre en s'excusant. Au Vietnam, les pantouflettes resservent d'un client à l'autre. A savoir, pour l'avenir et tant pis pour les mycoses. Il est 8 heures 30 et notre nouveau guide pour le sud, qui a assisté à l'opération, se demande bien à qui il a à faire. Nous apprendrons, au fil de la journée, qu'il est âgé de quarante neuf ans, qu'il est marié, que son aîné a vingt et un ans, que son plus jeune fils a trois ans, et que sa fille en a treize.

Notre deuxième journée commence par la visite d'un temple Cao Dai. Il s'agit d'une religion bizarre, enfin, pas plus qu'une autre. On y trouve le Dieu des Dieux. Ca, c'est plutôt intéressant. Un chef de plus, au dessus des chefs, ça ne peut que nuire à la bonne marche de l'entreprise et coûter un peu plus à tout le monde. Mais ce qui est plus surprenant ce sont les apôtres. On y trouve pêle-mêle : Victor Hugo, Churchill, Jeanne d'Arc, Lao Tseu et Confucius. Je n'ai oublié personne, je crois. En tout cas, c'est sûr, il n'y a pas De Gaulle. Dans ce fourre tout assez original, deux millions d'adeptes se retrouvent. Ah, le paradis…je les imagine volontiers discutant, autour d'une tasse de thé, de la crise économique mondiale, avec Victor Hugo tenant dans sa main une marionnette de Sarkozy, Jacuzzi comme dit Rom, tandis que Churchill enverrait sa fumée dans les yeux de Lao Tseu pour l'obliger à regarder le ciel au lieu de se fixer sur le doigt de Confucius.

Mais la route Mandarine nous attend, celle qui va nous permettre de rejoindre Mytho. De là, nous embarquons pour les quatre îles qui représentent les quatre grands symboles du Vietnam, la Tortue pour la longévité, le Phœnix pour la beauté, le Dragon pour sa puissance et enfin la Licorne pour la prospérité.

C'est sur cette dernière que nous accostons. Nous visitons une fabrique de gingembre. Nous goûtons toutes sortes de produits avant de faire une très agréable promenade sur de longues barques à rames, au milieu des palmiers d'eau. Après quoi, nous rejoignons, avec notre bateau motorisé, l'île de Phœnix où un somptueux repas nous attend. D'abord des nems, préparées devant nous, à la table. Ensuite on nous sert un poisson "oreilles d'éléphant", puis des crevettes avec des clémentines et du sel, suivies d'un riz mélangé avec des ananas, des crevettes et du calamar. Enfin, nous goûtons à du serpent proposé avec des oignons et des poivrons.

Comme le bateau qui nous ramène nous est réservé (le luxe quoi !) je peux faire ma première sieste sur le Mékong. Après l'accostage, nous reprenons la route qui nous conduit d'une traite jusqu'aux rives du fleuve. Eh oui, entre temps, pendant que je mets à jour mes notes, peu à peu, bac après bac, la file s'écoule. Et nous embarquons enfin. La traversée, de nuit, est impressionnante car nous nous retrouvons au beau milieu d'un ballet incessant de bateaux remplis soit de motos, soit de voitures et de camions. Et toute cette flottille se croise et croise celle des autres bateaux qui montent et descendent le fleuve. Baci rouge et trico vert. Il est bon de se rappeler le sens de ces codes marins si l'on veut éviter les abordages et les chavirages. Mais comme sur la route, tout se passe bien.

Quelques temps plus tard, notre chauffeur nous dépose devant le Saigon-Cantho, notre hôtel pour la nuit à venir.

 

…………………………………………………………. !

 

Pardonnez cette absence, nous rentrons juste de notre dîner au Nanh Bô. Très bon repas, encore une fois. Allez, un petit cocktail avant de se coucher. Il est offert par l'hôtel. Enfin, Jean Luc juge opportun d'aller chercher la Chartreuse Jaune qui voyage au fond du sac. Un peu plus d'alcool ne peut pas nuire à notre sommeil. A demain…

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Jour 04: Can tho – Ho Chi Minh Ville ( B,L )

16/03/2009

(Départ matinal pour le marché flottant de Cai Rang. Ambiance très animée: des milliers de bateaux se rassemblent au confluent de la rivière Hau ( un bras principal du Mékong) pour d'intenses échanges commerciaux. Après le déjeuner (la spécialité du Mekong, le poisson "oreille d'éléphant")   retour à Ho Chi Minh Ville.)

Rom a demandé que nous soyons prêts de bonne heure pour visiter le marché flottant avant la ruée des cars touristiques. Alors nous avons mis nos réveils à sonner. 6 heures 30… dur, dur. Nous serions bien resté couchés. Mais nous ne sommes pas venus jusqu’ici pour flemmarder. Alors nous voilà installés autour d’une table ronde dans la salle du restaurant, à boire du café noir très fort, et à dévorer les fruits, les tartines, et pour ceux qui aiment, une variété de plats chauds ou froids dignes d’un repas de midi. Et puis ce fut le départ. A pied nous avons rejoint l’embarcadère où Rom avait négocié pour nous un petit bateau. Et nous nous sommes retrouvés soudain tous les six, le pilote, nous et le guide, à nous faufiler entre les barques et les sampans du marché sur l’eau. Spectacle en soi, ces enchevêtrements de coques couvertes de fruits, de légumes et de tout ce qui peut se vendre sur un marché. Et nos objectifs ne savaient plus où donner du grand angle et du zoom. Nous étions comme des fous, à chercher quel sourire de femme, quel regard d’homme, quelle posture, quelle couleur, pourraient rendre cette impression que nous avions d’être au cœur de cette vie là. Nous nous sommes arrêtés un moment pour déguster, sur une de ces embarcations, un ananas que le vendeur a préparé pour nous. Sa perche ne portait que ça : un ananas. Il ne vendait que ça : des ananas. Car il faut que je vous dise. Sur les photos, regardez les perches dressées à la proue ou à la poupe des navires. Elles sont comme le catalogue de ce que l’on trouve en vente à bord.

 

Comme nous étions bien sur l’eau, nous sommes partis à remonter un des canaux qui débouchent sur le fleuve, un arroyo comme ils les appellent. Après nous être glissé sous le pont au tirant d’air si bas qu’il a fallu démonter un peu la bâche qui nous protégeait du soleil , nous avons commencé à remonter entre deux rives verdoyantes où se bousculaient les vergers, au milieu desquels surgissait parfois une maison avec des gens affairés, dans le calme extraordinairement doux d’une nature luxuriante et généreuse. L’eau, ici, est un lieu de vie. Les gens y lavent leurs vêtements, y préparent leurs salades, se nettoient ou s’y baignent, y pêchent bien sûr.

Au bout de cette promenade, nous nous sommes arrêtés pour visiter un de ces vergers magnifiques et nous avons pu découvrir, avec Rom, les fruits et les fleurs qui y poussaient et puis, ensuite, les goûter, les uns comme les autres. Autour de nous, les gens qui vivent ou travaillent là, toujours chaleureux et bienveillants, nous offrent la possibilité de boire un thé, de déguster un fruit ou de nous asseoir un moment. Mais il nous faut repartir, au fil de l’eau, dans cette quiétude bienheureuse.

Alors que nous débouchons sur le fleuve, Rom nous explique qu’il a organisé, avec le patron du bateau et le chauffeur de notre minibus, une traversée et un rendez-vous sur l’autre rive qui nous évitera une longue attente au bac. C’est pour nous l’occasion de nous sentir une nouvelle fois tout petits au milieu de ce géant magnifique qu’est le Mékong, couvert de jacinthes d’eau dérivant au milieu des barques et des cargos.

L’apparition, au loin, des gigantesques piliers du futur pont haubané qui supprimera les tracas et les attentes interminables aux bacs est l’occasion d’un échange avec Rom sur la différence entre les ponts haubanés et les ponts suspendus. Dessins à l’appui, nous nous comprenons bien.

A l’arrivée sur l’autre rive, comme prévu, le chauffeur nous attend et nous repartons pour Ho Chi Min. Nous sommes environ à vingt minutes de notre hôtel quand la pluie arrive soudainement. Pluie tropicale chaude mais violente. Le spectacle des deux roues qui arrivent de partout, avec des pilotes couverts de pèlerines cyclistes en tout genre, avec des passagers cachés sous leurs pans, dont on ne voit plus que les jambes pendantes, est hallucinant. L’eau n’arrive pas à s’évacuer et forme des ruisseaux qui s’élargissent en nappes profondes sur la chaussée ; Et tout ce petit monde motorisé semble ignorer ces avatars. Les trajectoires continuent de se frôler, de se croiser, de s’éviter. La nuit tombée rapidement ne change rien à l’affaire et le ballet des phares, ponctué de coups de klaxon, n’en est que plus étrange tandis que les pilotes des engins et leurs compagnons ou leur famille ont complètement disparu sous de fantomatiques vêtements de pluie colorés et flappant avec le vent de la vitesse.

Et puis la pluie s’arrête, comme elle a commencé, d’un coup. Nous arrivons à notre hôtel. Quelques gouttes qui n’ont pas entendu l’ordre de cesser continuent de venir mourir sur le pare brise. Alors notre chauffeur s’évertue à glisser le minibus le plus loin possible sous l’avancée de l’hôtel. Quand je vous dis que les gens sont adorables au Vietnam.

 

Après avoir fait une courte pause, pris une douche, mis les batteries en charge et s’être connecté à Internet, nous partons à la recherche du restaurant où nous avions fait faire une réservation en arrivant tout à l’heure. Jean Luc, le plan à la main est, comme toujours dans ces situations, impérial et nous y conduit sans coup férir. Nous ne sommes pas déçu. Le restaurant, apparemment très connu des vietnamiens, est une mine d’or pour qui veut découvrir les multiples facettes de la cuisine du pays. Un vrai régal.

Parce qu’il faut bien digérer un peu, notre retour s’effectue avec maints détours. Même à cette heure tardive, nos traversons des marchés animés.

Quand on se couche, on dort. Enfin, certains. J’en suis.

 

 

Avant de sombrer, il faut que je vous dise une chose importante. Le Vietnam est un pays bordé par trois mers : la mer de Chine, la mer orientale, et la mer de l’est. En fait il s’agit de la même eau mais que les vietnamiens appellent différemment selon qu’ils sont du nord, du sud, ou un peu mélancolique.

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Jour 05: Ho Chi Minh Ville – Da Lat(B,L)

17/03/2009

(Route pour Da Lat : arrêt aux chutes de PONGOUR. Arrivée à Dalat et visite : le jardin botanique , la Vallée de l’Amour et le Lac de Xuan Huong. Nuit à l’hôtel à Dalat.)

Il est 19 heures et nous arrivons à notre hôtel à Da Lat. Ce fut une journée difficile car la route pour arriver jusqu’ici depuis Saigon est assez tortueuse. En fait, le voyage lui seul était riche. Après avoir quitté les rives du Mékong et enjambé quelques bras, nous remontons vers le nord. De temps en temps un bouddha nous sourit depuis le bord de la route. Nous doublons et nous croisons des groupes de jeunes gens en uniforme qui vont ou viennent du lycée. Nous regardons, incrédules, les incroyables motos aux chargements extravagants et puis nous déjeunons au bord d’une rivière. Un repas comme toujours très bon et très varié. Ensuite, sur notre chemin, une pause nous permet de découvrir le travail à la main de la préparation du thé vert. Cueillette, séchage, triage, tout un processus à la fois sommaire mais précis. Plus loin, ce sont des plantations de café que nous prenons le temps de parcourir. Et puis nous retrouvons les éternelles rizières, toujours très vertes par ici. Quelques troupeaux de buffles musardes sur le bord de la route, qu’ils traversent parfois, histoire de vérifier que les chauffeurs sont attentifs. Au programme il était prévu la visite d’un site avec une cascade. Nous tombons sur une grille fermée qu’Isabelle contourne, bien décidée à laisser là son empreinte, comme elle a l’habitude de le faire un peu partout. Rater une cascade, ce n’est pas ce qui peut contrarier des grenoblois habitués à en voir de très hautes et de très belles tout près de chez eux. Ce n’était tout de même pas les chutes du Zambèze qui nous attendaient à cet endroit. Avant la nuit nous arrivons juste à temps pour faire un petit tour dans un parc où séjournent quelques éléphants et une dizaine d’autruches. Le petit tour est sans grand intérêt mais Isabelle peut malgré tout… non, je rigole. Enfin, pas tout à fait.

Lorsque nous arrivons à l’hôtel, Martine confirme que le mal de tête qui avait pointé le bout de son nez vers la fin du voyage s’est bien installé. Elle choisit donc de nous abandonner et elle se couche avec une solide dose de calmants.

Da Lat by night, sans elle, nous invitons nos deux compères, le guide et le chauffeur à partager notre table pour le dîner. Comme la journée a été rude, nous nous contentons d’une ou deux photos et nous nous souhaitons une bonne nuit. L’hôtel, d’ailleurs, n’en est pas un. C’est une pension de famille. La patronne est charmante et parle un très bon français, les chambres sont agréables. Nous verrons demain ce que sera le petit déjeuner.  


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Jour 06: Da Lat – Buon Me Thuot(B,L,D)

18/03/2009

jour06(Route par les  Haut Plateaux du Centre : cette région, découverte par le Docteur Yersin au début du 19ème siècle,  borde le Laos et s’étend le long de la Cordillère Annamitique.

Transfert au lac Lak, village habité par l’ethnie Mnong, une ethnie importante du Haut Plateau. Nuit chez l’habitant dans une maison sur pilotis.)

 



La nuit a été bonne et la migraine a quitté la tête de Martine. C’est donc dans une très bonne humeur que nous nous retrouvons à la table d’hôtes, avec une jeune femme d’origine canadienne qui voyage apparemment seule mais qui semble avoir retrouvé là un compagnon. Le petit déjeuner est à la hauteur de ce que nous avons connu jusque là et c’est en pleine forme que nous partons visiter le marché de Da Lat, bonne occasion pour nous de faire des photos, évidemment. Et puis nous reprenons le bus qui nous emmène à la porte du jardin botanique en suivant les bords du lac. On pourrait presque se croire à Annecy, avec les palmiers en plus. La visite du jardin est intéressante et Martine relève des noms de plantes et se renseigne abondamment.

Plus loin, sur la route, Rom fait s’arrêter le chauffeur et nous découvrons un site incroyable où l’on trouve à la fois des sculptures, des peintures, mais aussi, et j’ai envie de dire, surtout, des broderies d’une beauté et d’une finesse d’exécution à couper le souffle. Ce que nous trouvons unanimement extraordinaire, ce sont des paravents faits d’une soie transparente sur laquelle sont brodés des motifs floraux. C’est d’une élégance incroyable.  Les hôtesses du lieu le sont tout autant, dans leurs costumes traditionnels roses, blancs ou rouges.

 

Ce soir, nous allons passer notre première nuit chez l’habitant et j’appréhende un peu. Mais la route, très tortueuse, se laisse oublier tant les paysages traversés sont variés. C’est l’occasion de saisir à la volée des images d’habitations très diversifiées. On trouve successivement une maison dont les murs sont faits de feuilles tressées tandis qu’un peu plus loin une maison spacieuse, construite en dur, arbore un magnifique crépi bleu clair. Et puis, plus loin encore, une maison tout faite de planches et couverte d’un toit de tôles ondulées. Nous traversons des villages dont la rue principale ressemble presque toujours à un marché tant les commerces se succèdent les uns aux autres. Notre route s’élève à flanc de montagne et nous découvrons des lacs, des rivières et … des rizières, bien sûr.

 

Enfin, nous retrouvons notre Guide locale qui se désespérait de notre retard en patientant gentiment au bord de la route. Elle monte à l’avant, Rom se joint à nous ; à l’arrière et nous voilà repartis pour les derniers kilomètres qui vont nous amener chez les M’nongs. Mais, avant d’entrer dans le village, nous nous arrêtons prêt d’un bâtiment aux allures modernes dans lequel, bien qu’il soit bientôt 14 heures, notre repas de midi nous attend. Nous sommes installés dans une vaste pièce et notre table fait face à une étendue d’eau. Ouf, on est bien. Après s’être bien rassasiés, nous commençons notre visite par une maison de type M’nong, sur pilotis, que des hommes sont en train de couvrir de roseaux séchés. Nous apprenons que cette opération doit être effectuée tous les ans. Ouf ! C’est l’occasion pour nous de nous faire une idée sur ce que sera notre hôtel ce soir. Le plancher, fait de bambous et de planches disjointes n’offre pas une surface très hermétique, mais bon, nous sommes à un bon mètre du sol. C’est l’occasion pour nous de découvrir que les échelles d’accès, taillées dans un tronc d’arbre, sont différentes selon que l’on est un homme ou une femme. Celle réservée aux hommes se termine par deux seins bien ronds et fermes sculptés directement dans le bois, tandis que celle des femmes reste cylindrique mais… plus longue, évidemment.

C’est après avoir fait un tour dans le village que nous commençons à comprendre ce qui nous attend. Partout, des animaux sont là, sous les planchers des maisons, au pied des échelles. Des cochons se vautrent dans des mares de boue, ou se battent pour dévorer les soupes qu’on leur verse dans des écuelles. Partout des chiens sales, qui grognent, quand ils ne sont pas purement et simplement égorgés pour être mangés. Finalement, Thoa, c’est le nom de notre guide, une jeune femme qui a fait une thèse sur ces peuplades, nous emmène voir notre gîte pour la nuit. Il ressemble en tout point à la maison visitée au début. Mais l’environnement n’a pas grand-chose à voir. Apparemment, les propriétaires sont de l’autre côté d’un rideau tendu en travers de la pièce ou nous allons dormir. Si je n’avais pas fait le tour par l’extérieur et si je n’avais pas eu l’audace de faire une photo de la femme qui se trouvait là, en train de préparer son repas, et de cette autre, très vieille, qui se tenait pelotonnée dans son coin, à l’autre bout de la terrasse en hauteur, nous n’aurions jamais pu connaître leur tête. Notre séjour chez l’habitant se limitera à ces lits au confort si sommaire que personne ne va réussir à dormir, sauf Isabelle qui ne dort bien que quand les autres ne dorment pas, mais qui devra se contenter de pisser au pied de l’échelle, tant la présence proche des chiens et autres buffles, cochons et couvées sont inquiétant. Au petit jour, Martine, qui ne cessait pas de se gratter, persuadée qu’elle était d’être couverte de puces, découvre qu’elle était la proie des fourmis qui avaient trouver le chemin de son sac et des sucreries qui s’y cachaient.  

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Jour 07: Lak – Buon Me Thuot - Pleiku(B,L)

19/03/2009

(Dans la matinée, balade à dos d’éléphant et excursion sur le lac en pirogue. Puis visite des villages des ethnies  Ede et M’nong.

Retour dans l’après-midi à Buon Me Thuot ; visite du musée ethnographique de Daklak.

Transfert à Pleiku pour le vol le lendemain matin. Nuit à l’hôtel à Pleiku.)

Le réveil est très matinal, et le mot réveil est impropre car pour se réveiller, il faut avoir dormi. Le bilan fait de cette expérience malheureuse, nous cherchons à rassembler l’énergie indispensable pour attaquer cette seconde journée. La beauté du lac au petit jour nous fait oublier assez vite nos courbatures et nos paupières lourdes. Nous partons prendre le petit déjeuner dans la maison communale située hors du village et nos contacts avec cette ethnie se limiteront à quelques regards furtifs et à la soirée de la veille où nous avons pu échanger un peu, par guide interposée, avec une jeune fille et son frère qui suivent des études à la grande ville à côté et n’aspirent qu’à une chose, vivre ailleurs. On les comprend.  

Au programme de la journée, il est prévu une ballade à dos d’éléphants et nous nous retrouvons perchés sur deux grosses bêtes qui vont nous porter jusqu’aux rives du lac et puis… nous faire traverser, aussi bien en marchant dans les parties peu profondes qu’en nageant le reste du temps. Moment impressionnant quand, de cette énorme bête qui porte un cornac, trois adultes et une nacelle en acier soudée, ne dépasse plus que le sommet de la tête et, de temps à autre, la trompe par laquelle elle respire. L’arrivée de l’autre côté est assez chaotique car le fond se relève vite. Ensuite nous nous promènerons un peu dans un autre village de la même ethnie, sans voir grand monde. Et puis nous retraverserons le lac sur deux pirogues manipulées alternativement avec une perche et avec une rame. Ces bateaux sont très vieux. D’après notre guide, une centaine d’années. Ils sont faits d’un seul tronc d’arbre creusé. Le bois est gris, mais a dû être noir. Nous n’arriverons pas à avoir la certitude qu’il s’agit d’ébène.  Quelques photos plus tard, nous retrouvons notre minibus, notre chauffeur et nos deux guides car Thoa profite de notre véhicule pour rejoindre Pleiku. Sur le chemin du retour nous prendrons un très bon repas avec une présentation des plats particulièrement soignée. Lors des nombreux arrêts pipi, l’occasion nous sera donnée de pénétrer dans une plantation de poivriers. Rom, qui a, lui aussi passé une très mauvaise nuit, profite d’une route pas trop chaotique pour récupérer un peu. Dors bien, Rom, nous avons encore besoin de toi.  


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Jour 08: Pleiku - Da Nang - Hoi An – My Son(B,L)

20/03/2009

jour08(Transfert a l'aéroport pour le vol vers Da Nang : VN 342

08h10 - 09h00 accueil puis transfert jusqu’à la Terre Sainte de My Son, un ensemble de temples et de sanctuaires en ruine édifiés dans une cuvette. Ce site, qui était la capitale du royaume Cham du 5ème au 13ème siècles, offre un nouvel aperçu de l’histoire glorieuse de la culture malayo-polynésienne des Cham. Retour à Hoi An. Nuit à l’hôtel à Hoi An.)

Réveil, 5 heures 30 à l’hôtel Hoang. Le confort et le luxe n’y sont qu’apparents. En fait il s’agit d’une grossière usine à touristes et à soirée pour cadres « dynamiques ». Dès que l’on regarde d’un peu plus près, les malfaçons apparaissent et les négligences aussi. Mais bon, le lit est large et accueillant. Nous n’en demandions pas plus et nos avons pu récupérer de la sorte une bonne partie du retard accumulé la veille.

Depuis notre balcon au douze ou treizième étage, nous avons aperçu Rom et notre chauffeur attablés dans un petit bar en face qui prenaient leur petit déjeuner. Le temps pour nous de faire de même et, à 6 heures 30 nous les retrouvons qui nous attendent, tout sourire, comme tous les jours. Nous chargeons les bagages et nous partons vers l’aéroport de Pleiku. La route est une grande ligne droite très longue. La circulation y est faible. A 7 heures nous sommes dans le hall. Séance émotion. Nous disons au revoir à Rom et au chauffeur. L’enregistrement des bagages se passe bien et nous voilà installés dans la salle d’embarquement, à attendre le vol VN343 pour Da Nang.

C’est un ATR72 qui nous emporte et, grace à ses ailes hautes, le décollage nous permet d’apprécier les rizières qui occupent le fond des vallées, dessinant des coulées vertes au milieu des montagnes qui s’élèvent ici jusqu’à 2000 mètres d’altitude. Après un court passage en plafond, nous entamons la descente vers Da Nang. Il faut d’abord franchir une mer de nuages et puis… ouf ! sous nous pieds, à perte de vue, des rizières, des fleuves, des îles, des bateaux, des villages, une ville, un film.

 

Monsieur Chuong nous attend. Notre vol, arrivé un peu en avance a pris de court le chauffeur et nous l’attendons. La chose est peu habituelle. Une fois les bagages embarqués, ce nouveau couple nous conduit à My Son pour notre première visite de la journée. Il s’agit d’un site Cham où subsistent les seuls vestiges connus de leur civilisation, qui s’est étendue sur une période allant du 5ème au 13ème siècle. Ils venaient de Malaisie et de Polynésie. Hélas, une partie du site a été gravement endommagée par les bombardements des B52 lors de la guerre américaine alors que ces temples ont la particularité de laisser planer un mystère sur leur technique de construction. A ce jour, on ignore encore comment ils s’y sont pris pour réaliser ces édifices, tant les liaisons entre les briques sont fines.

Après avoir laissé les mânes des Chams reposer en paix, nous faisons un détour obligé par une marbrerie. La région en regorge, en raison de la présence partout de collines de marbres brut avec des veinages particulièrement riches en formes et en couleurs. Ensuite nous longeons la mer jusque vers Hoï An. La route est bordée d’hôtels en construction ou déjà construits. Dans dix ans, la plage ici ressemblera à celle de Cancun au Mexique. Dommage. Le nôtre se situe près du centre ville. Il s’appelle Hoi An Ancient House Resort. Il est superbe. Les chambres sont réparties dans une succession de petits immeubles de un à deux niveaux qui ceinturent un jardin au milieu duquel nous attend une magnifique piscine ronde. Chaque chambre s’ouvre par une large porte fenêtre donnant sur une terrasse. Mais nos estomacs crient famine et notre guide nous conduit dans un restaurant situé tout près de la vieille ville, en fait, sur l’autre rive du canal. Là encore, installés en terrasse, nous avons tout le loisir d’apprécier, en même temps que les mets, la vue sur les maisons anciennes de Hoi An. C’est un port né au seizième siècle qui a perdu sa raison d’exister en même temps que les alluvions l’éloignaient de la mer. Le charme est resté d’autant que la ville a échappé aux bombardements.

Les mets, parlons-en. Ici, comme ailleurs, tout est bon, depuis la soupe jusqu’aux légumes en passant par le porc sucré salé et le dessert. Une petite tasse de thé nous est offerte à la fin du repas et nous repartons visiter la ville après avoir réglé nos de bouteilles de Tiger de 640 millilitres !

 

C’est à l’occasion de cette visite que nous pourrons suivre le parcours de la soie, depuis le ver âgé d’un jour qui se goinfre de feuilles de mûrier, jusqu’à la confection du fil à partir des cocons ébouillantés, les teintures, le tissage et enfin, les vêtements et accessoires divers qui sont réalisés à partir de ce prodige naturel et l’idée géniale de ceux qui ont su en tirer partie.

Visites de maisons, visites de temples, spectacle de danse se succèdent ainsi jusqu’au soir où nous regagnons notre hôtel et les bords de la piscine. Le bain s’impose et l’apéritif aussi. Nous l’avons bien mérité. Quelle bonne idée d’avoir apporté de la Chartreuse. Leurs boissons manquent un peu d’alcool à notre goût.

Un peu de repos sur les barquettes et il est temps de repartir en ville, le guide du routard à la main, à la recherche du restaurant idéal. Bingo, c’est l’occasion pour nous de découvrir encore d’autres façons de cuisiner. Cette fois nous sommes sur un balcon qui domine la ville. Une table de quatre, tout seuls, tranquille, génial. Le centre du Vietnam, côté confort, tout va pour le mieux.

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Jour 09: Hoi An – Hué( B,L )

21/03/2009

(Après le petit déjeuner, visite de la Vieille Ville : ses anciennes maisons traditionnelles en bois, le pont couvert japonais, les temples et pagodes peints de différentes couleurs, les petites ruelles et leurs marchands. Puis route en direction de Hué en empruntant la route Mandarine via le col des Nuages d'où la vue est splendide. Arrivée à Hué et installation à votre hôtel.

L’après-midi , découverte de l’ancienne capitale royale sous la dynastie des Nguyen. Tour en cyclo pousse pour apprécier le charme de la vieille ville. Nuit à l’hôtel.)

Nous nous réveillons dans notre très bel hôtel. Après avoir pris notre petit déjeuner en profitant de la vue sur le jardin et la piscine, nous allons jeter un œil à l’arrière car nous avons remarqué une maison habitée ou est installée une  petite fabrique artisanale de galettes de riz. Nous suivons, très étonnés, le processus simple mais efficace qui est en place. Une femme, assez âgée et une autre femme, plus jeune, sont toutes les deux installées devant deux marmites d’eau en ébullition sur lesquelles est tendu un drap. C’est sur ce drap qu’elles répandent, à l’aide d’une louche, la pâte très liquide qu’elles couvrent ensuite. Elles procèdent en alternance. Pendant que l’une des deux pâtes cuit sous le couvercle en métal, l’autre est enlevée avec une baguette et posée, pliée en deux, sur une sorte de claie de bambou tressé. Pendant ce temps une jeune fille qui a en charge d’entretenir le feu sous les marmites, récupère les galettes, les déploient sur une autre claie, qui, lorsqu’elle est entièrement recouverte, est emportée dehors pour le séchage à l’air libre. On peut parler d’une certaine forme de Stakhanovisme. Il fait chaud dans la pièce et le rythme est soutenu. Je tourne une petite séquence filmée. 

 

Et puis nous retrouvons monsieur Chuong qui nous accompagne dans la visite de la vieille ville. Il écoute, entre deux commentaires très scolaires, nos questions qui le surprennent parfois et le déroutent. Notre mélange de curiosité intellectuelle et de désirs primaires comme les prises de vues ou l’envie de voir comment se fabrique un bâton d’encens le laissent perplexe.

 

La route vers Hué passe par un très sympathique restaurant où nous nous trouvons en même temps qu’un mariage et Jean Luc en profite pour mitrailler à tout va les mariés. Nous craignons un instant le voir partir avec la noce. Mais le repas le retient avec nous. Ensuite la montée vers le col des nuages par la route Mandarine nous permet d’apprécier de très beaux paysages car la météo nous est favorable et ne confirme pas le nom donné à ce passage élevé de 573 mètres au dessus du niveau de la mer. C’est l’occasion, du sommet de ce col, de faire quelques beaux clichés de notre route, avec fond de bleu ; Ah, la route Mandarine, celle qui, d’un bout à l’autre du Vietnam, permettait aux prétendants de devenir Mandarin.

Le col franchi, nous entamons une longue descente sur Hué. Et nous retrouvons des fleuves, des rizières et la mer avec ses sampans. Comme les choses sérieuses ne supportent pas de retard, monsieur Chuong nous conduit à la cité interdite, un ensemble monumental de palais, qui fut en partie détruit et que les vietnamiens s’emploient à reconstruire à l’identique. Ce que nous avons pu voir achevé, montre que le savoir faire est toujours là. Nous pouvons y observer des photos du dernier empereur, sans aucun doute l’ancêtre de Jean-Luc. Comment pourrait-il en être autrement ? L’ensemble est très riche et ne nous laisse pas indifférent.

Mais à chaque jour suffit sa peine. Nous revenons vers l’hôtel Asia où nous allons passer la nuit.  


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Jour 10: Hué visite ( B,L )

22/03/2009

jour10(Croisière en sampan sur la célèbre Rivière des Parfums vers la pagode Thien Mu (pagode de la Dame Céleste), une des plus anciennes et des plus belles constructions religieuses de Hué.

Continuation de la visite de la ville : les mausolée des empereurs Tuc Duc et Minh Mang.

Visite du marché Dong Ba. Nuit à l’hôtel.)

Matinée libre. C’est le terme employé par opposition au reste du temps où nous sommes prisonnier de l’emploi du temps que nous nous sommes imposé. Alors cette matinée là, on va aller voir en face, de l’autre côté du fleuve, car il y a là bas un immense marché couvert. Et on revient avec des chapeaux, des fringues, et quelques VietNamDongs en moins. C’est le jeu logique du touriste avec ses devises et du marchand qui cherche à en attraper le plus possible. A ce jeu, le touriste perd toujours. Il suffit de le savoir, chaque fois que l’on joue. Les bras chargés et les poches plus légères nous revenons à l’hôtel où Chuong nous attend pour le repas de midi. Ensuite, nous embarquons à bord d’un sampan et nous partons pour une croisière sur la rivière des parfums. Nous visiterons un village sur l’eau, constitué de sampans habités. Ensuite, nous remonterons le fleuve jusqu’à la pagode Tien Mu, pagode de la dame céleste. Là, nous retrouvons notre minibus qui nous emmènera voir les mausolées de Minh Mang et de Tuc Duc.

Sans doute parce que nous l’avions évoqué hier, nous nous arrêtons pour visiter une fabrique de bâtons d’encens, et un peu plus loin, une autre consacrée aux chapeaux coniques.

De retour à l’hôtel, les douches nous attendent. Le temps de se relaxer un peu et nous grimpons au dernier étage où des cocktails nous sont offerts au bord de la piscine. Prudents, nous sommes montés avec notre Chartreuse jaune. Bonne idée, ma fois.

 

Monsieur Chuong nous avait conseillé un restaurant et nous y allons. Au menu, dix plats, un dessert et un verre d’alcool de riz. C’est une belle maison. On nous propose une place sur un balcon au premier étage. Nous sommes très bien.  

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Jour 11: Hué – Ha Noi ( B,L )

23/03/2009

(Transfert le matin à l’aéroport pour le vol vers Ha Noi. Journée complète de visite de la capitale actuelle du Vietnam : la Pagode Tran Quoc, le Temple Quan Thanh, le Mausolée de Ho Chi Minh avec sa maison sur pilotis, le Temple de la Littérature dédié à Confucius et aux Lettrés.

Dans l’après-midi, visite du Musée Ethnographique , du Lac de l’Epée Restituée et tour en cyclo-pousse dans les vieux quartiers . Nuit à Hanoi)

Réveil 5 heures 30. La nuit fut bonne, la climatisation pas trop présente, et notre petit déjeuner au Septième étage, au bord de la piscine, avec une belle vue sur la ville fut très agréable. Comme convenu, monsieur Chuong nous attend dans le hall de l’hôtel et nous grimpons dans le minicar Mercedes pour la dernière fois, direction l’aéroport de Hué, treize kilomètres plus loin. A cette heure matinale, la circulation est très très dense car chacun se rend qui sur son lieu de travail, qui à son lycée, qui à l’école. Et tout ce monde se croise, se double, à grand renfort de Klaxon et d’évitements. Pour ajouter au spectacle nous longeons la voie ferrée où un train de marchandise nous accompagne. Dans la cabine de la locomotive, nous apercevons deux hamacs qui nous confirment que cette cabine sert aussi de salle de repos pour les conducteurs.

 

L’embarquement a lieu à bord d’un airbus A320 de la Vietnam Airlines.

 

Arrivée à l’heure à Hanoi. Lors de l’approche, une fois crevé le plafond de nuages, nous découvrons un pays tout autant traversé de rivières et coloré de rizières. Les bagages récupérés nous retrouvons le guide qui finira le voyage avec nous. Il s’appelle Tuan et il est âgé de vingt huit ans, l’âge de la fille de Jean-Luc. Il parle un très bon français et nous explique en quelques mots ce qui nous attend. Mais d’abord il faut rentrer sur le centre de Hanoi et plus exactement au centre du centre, où notre hôtel, le Hang Ngnoc Hôtel, est situé.

 

Maintenant que nous connaissons un peu Saigon, un peu Hué, l’arrivée sur Hanoi nous impressionne moins, même si nous retrouvons avec un peu de stress, l’ambiance sonore et visuelle surchargée. Cette impression ira grandissante au fur et à mesure que nous pénètreront cette ville sans aucun doute plus active, même si nous ressentons, ici encore, cette incroyable fluidité de tous les instants et de tous les environnements.

 

Notre programme prévoyait une ballade dans la vieille ville en pousse-pousse et ce fut pour nous l’occasion d’être au coeur de cette circulation un peu effrayante quand on la voit de l’extérieur. Nous traversons les quartiers et nous retrouvons ici ce qui était à Paris par le passé. Ainsi telle rue montre des ateliers spécialisés dans la fabrication de meubles, telle autre propose de la quincaillerie d’ameublement, une autre encore où l’on découvre tout ce que l’on peut fabriquer en inox. Et puis, ce qui est le plus étonnant, ce sont ces magasins, étroits et longs comme des couloirs, qui proposent des chaussures, des sacs ou des tee-shirts. Un autre moment assez impressionnant est d’être là, à la sortie d’une école primaire. Les pères et les mères arrivent avec leur moto ou leur scooter et ils repartent avec deux ou trois enfants. Etonnant pour un européen de voir passer un deux roues à quatre têtes sans casque.

 

Ce soir là, rien de particulier. Finalement, le repos s’impose.

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Jour 12: Ha Noi – Tam Coc ( B,L )

24/03/2009

(Journée de visite de Hanoi : Le guide et le chauffeur vous attendent pour un départ direct à Tam Coc.

Transfert puis découverte de Tam Coc, la «Baie d’Along Terrestre » en petit sampan Continuation par la route pour la grotte de Bich Dong (grotte de Jade). Nuit à l’hôtel à Tam Coc.)

Réveil à 7 heures pour un départ à 9 heures, un vrai bonheur. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas eu autant de temps le matin. Dire que certains pensent que nous sommes en vacances !

Le bonheur est de courte durée car nous tombons très vite dans un bouchon spectaculaire comme nous en avons peu vu jusqu’à présent. Au bout d’une bonne heure, Isa s’inquiète. Faire Di Daï dans ces conditions relève de la gageure. Enfin, après un imbroglio gigantesque de camions, de voitures, de motos, nous arrivons à nous frayer un chemin sur le bas côté droit du rond point et, en nous glissant au pied de la pile d’un pont, nous nous extirpons de la masse pour nous retrouver sur l’autoroute. Tout va pour le mieux. Isa aborde à haute voix le problème qui la préoccupait et… nous nous arrêtons instantanément sur la bande d’arrêt d’urgence où, entre le minibus et la glissière de sécurité, elle peut soulager son envie pressante. Il faut dire qu’au Vietnam, la durée de vie à cet endroit n’est pas, comme en France, estimée à 20 minutes mais à plusieurs années. On peut par exemple y rencontrer quelqu’un qui vend du pain, un camion avec des gars dessous occupés à changer le pont, ou encore un groupe de cyclistes qui discutent.

Un peu plus tard c’est Jean-Luc qui, du fond de son siège, lance l’alerte. Il a remarqué, avec le rétroviseur, que le chauffeur s’assoupissait. Mieux placé que lui je surveille à mon tour et je constate qu’en effet il a les gestes significatifs du conducteur qui lutte : il se passe la main sur les yeux, il change fréquemment de position, les mains en haut, les mains en bas du volant, il oriente la ventilation sur lui. Malgré tout ça ses paupières se ferment et ses trajectoires deviennent incertaines en même temps que la vitesse chute. Alors j’explique au guide que nous ne sommes pas pressés et qu’il serait préférable que notre ami Kahnh fasse une pause pour retrouver sa vigilance. Un peu perturbé, il convient de la chose et subtilement propose au chauffeur de nous arrêter un peu à proximité d’un marché où nous partons, comme toujours, avec joie, à la chasse aux photos. Ici, les touristes ne s’arrêtent jamais et nous devenons très vite le centre d’intérêt de tout ce petit monde, surtout que les deux filles ont acheté un balai local.

Ce petit breack terminé, nous reprenons la route, sans encombres jusqu’à notre terminus à Tam Côc. Notre hôtel, plutôt banal extérieurement, propose des chambres très spacieuses, très claires, avec de grands lits et une salle de bain à l’italienne. Bien que l’eau soit plutôt rare à la douche, nous faisons une petite toilette avant de passer à table.

Dix plats, un dessert, des bières et du café. La honte quoi ! Après quoi nous retrouvons notre guide et nous partons à pied pour rejoindre un embarcadère. Il s’agit de visiter celle qu’on appelle la baie d’Ha Long terrestre. C’est une ballade magnifique d’environ deux heures, au milieu des blocs de rochers et des rizières. Nous sommes sur de petites barques à fond plat et nous avançons au ras de l’eau.  A trois reprises nous franchissons des tunnels naturels où il nous faut baisser la tête à certains endroits. Et c’est toujours magique de ressurgir de l’autre côté et de retrouver la même rivière paisible, les mêmes étendues vertes. On a l’impression, à chaque fois, de découvrir un jardin secret. Sur les embarcations, les rameurs sont aussi des vendeurs et tout au long du retour, ils essaient de nous séduire avec les peintures et les broderies qu’ils ont pris soin d’embarquer avant de partir. Isabelle et Jean-Luc ont craqué, pas nous. Bel exploit. De retour à notre point de départ, et les pourboires distribués, nous retrouvons Tuan pour une ballade à pied dans le village. Sur notre parcours, devant une maison qui semble toute neuve, un homme réalise un glacis en ciment. Sa mère arrive avec une petite moto et un gros bidon plein d’eau. Jean-Luc et moi l’aidons à décharger et nous échangeons quelques sourires. Tuan leurs parle un peu et l’homme nous invite à entrer visiter. L’accueil, toujours l’accueil. Comme il s’apprête à nous offrir le thé, nous faisons remarquer à notre guide que ce n’est pas une bonne idée et que le ciment ne peut pas attendre. L’homme sourit aux explications que Tuan lui traduit. Nous faisons quelques photos et nous promettons de les lui envoyer. Puis nous rentrons à travers les rizières et les buffles jusqu’à l’hôtel. Nous prenons notre repas du soir au même endroit qu’à midi. Ensuite, j’achète un oreiller en osier. Il se fait tard. Un peu d’écriture et hop, dans les bras de Morphée.

 

A demain.


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Jour 13: Tam Coc – Baie d'Along sur jonque privée ( B,L,D)

 25/03/2009

jour13(Départ pour la Baie d’Along via Thai Binh et Nam Dinh. Arrivée à Bai Chay vers midi. Croisière en jonque privée dans la baie d'Along. Visite de la Grotte de la Surprise puis ascension au sommet de l'île Titop d'où la vue panoramique sur la baie d'Along est grandiose. Retour sur la jonque pour un délicieux repas de fruits de mer . Nuit à bord du bateau, cabine privée.)

6 heures 30. Réveil au chant du coq dans notre jolie chambre. La porte qui donne sur le couloir est double et vitrée. C’est un rideau intérieur qui assure l’intimité. Amusant. Après avoir pris notre petit déjeuner nous reprenons la route. Nous avions demandé à Tuan s’il était possible de visiter une église catholique, histoire de voir s’il y avait des différences avec ce que nous connaissions en France. Alors que nous traversons un village, nous en apercevons une, un peu en retrait de la route. Le chauffeur s’arrête, nous dépose, et Tuan s’adresse à une femme qui se trouve là ; Il veut connaître le chemin pour s’y rendre. Alors elle nous conduit, puis va demander au responsable de venir nous ouvrir. Il arrive et nous fait visiter. Nous ne sommes plus vraiment seuls. Une dizaine de villageois l’accompagnent. Notre visite terminée, Tuan laisse un ou deux billets dans un tronc prévu à cet effet. Nos faisons de même, nous remercions chaleureusement et nous repartons. Les églises catholiques vietnamiennes ont la même architecture classique, mais leur intérieur est extrêmement dépouillé.

 

Il est treize heures quand nous arrivons, tels des mandarins, à notre jonque privée. Hoa Binh, c’est son nom. On nous conduit à nos chambres, spacieuses, à deux lits, avec salle de bain, toilettes, le grand luxe, surtout que nous disposons, pour nous servir, de cinq hommes d’équipage et de notre guide qui nous accompagne. Ca ressemble bien au paradis non ? Quand on pense que la salle de restaurant est prévue pour accueillir une vingtaine de personnes, qu’il reste quatre autres chambres non occupées et que nous ne sommes que quatre. A l’endroit de l’embarquement, nous sommes entourés d’un nombre invraisemblable de jonques identiques à la nôtre, parfois plus grandes encore. La baie d’Ha Long est un haut lieu touristique du Vietnam et nous ne sommes évidemment pas seuls à embarquer et à nous éloigner des quais. Peu à peu, les espaces se créent et nous nous engageons progressivement dans cet univers étrange de rochers aux formes variées, qui semblent être semés à l’infini. Au fur et à mesure que nous pénétrons dans cette forêt de promontoires, l’horizon se ferme et bientôt nous sommes cernés, incapables de nous retrouver dans ce labyrinthe tellement semblable et tellement changeant, tout à la fois. Il ne fait pas beau, il pleut même. Cependant, l’ambiance est envoûtante et nous mitraillons autant que nous pouvons, en protégeant les objectifs. Nous faisons remarquer à Tuan que les bâtons d’encens n’ont pas influencé les bons génies qui auraient pu prendre en considération notre visite et s’arranger pour mettre un peu de soleil dans le ciel.

En attendant, nous passons à table, un peu tard certes, mais nous sommes sur l’eau et nous naviguons.

Il est un peu plus de seize heures quand nous abordons l’un des innombrables rochers pour y visiter la grotte des surprises. Nous nous attendions à un petit trou dans un caillou et nous découvrons un espace souterrain surprenant, avec des concrétions calcaires très variées et des salles immenses dont la première contient un lac d’eau douce. La grotte s’élève au sein du bloc et une sortie à l’air libre nous offre un point de vue sur la zone d’appontement où est attachée notre jonque. Une photo s’impose.

La nuit arrive vite sous ses latitudes et nous partons vers un autre lieu où nous allons mouiller pour la nuit. Nous espérions, et nous l’avons demandé à notre guide, passer une nuit dans un endroit isolé où il n’y aurait eu que nous mais ce n’est pas possible car l’ensemble de la baie d’Ha Long est sous le contrôle des affaires maritimes Vietnamiennes et les lieux de séjours sont répertoriés et peu nombreux. C’est donc avec beaucoup d’autres jonques que nous allons passer la nuit, au pied d’un rocher qui porte à son sommet un kiosque où nous sommes sensés grimper demain. Mais c’est un autre jour.

Pour l’instant, notre second repas de la journée nous attend. Et même si nous ne sommes pas seuls au monde, c’est quand même pas mal du tout d’être là.


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Jour 14: Baie d'Along – Hanoi - Train de nuit à Lao Cai ( B,L )

26/03/2009

(Départ au lever du soleil pour un village de pêcheurs, situé au milieu de la baie de Lan Ha. Visite de la baie Bai Tu Long. 

Vers midi, retour à l’embarcadère puis à Ha Noi dans l’après-midi pour prendre le train de nuit à Lao Cai. Nuit à bord du train en wagon couchette climatisé, confortable.)

Il est 7 heures 30 quand l’activité générale à bord me réveille. Nous sommes dans notre jonque, quelque part dans la baie d’Ha Long, et le soleil … n’est toujours pas là. Enfin, il ne pleut plus. Mais bon, la preuve est faite que Boudha, les génies, Jésus, personne n’y fait rien. Les voeux ne sont pas exaucés. Tan pis, le petit déjeuner est bon à prendre dans notre salle de restaurant panoramique. L’île de Titof, appelée ainsi en l’honneur de l’astronaute russe, porte en son sommet une pagode, prétexte à une grimpette de 400 marches assez raides qui nous permettent d’avoir un point de vue remarquable malgré le temps gris et les horizons peu dégagés. De retour au bateau, le capitaine nous promène entre les blocs, nouveau prétexte à augmenter notre capital clichés. Comme il ne pleut plus, nous voyageons sur le pont supérieur et les filles profitent de ce moment paisible pour se laisser aller sur les banquettes.

Au débarcadère, le Ford Transit nous attend. Petit arrêt un kilomètre plus loin pour déjeuner au Cat Baï et nous reprenons le chemin du retour vers Hanoi.

Comme il faut faire une pause pipi, c’est l’occasion de visiter une sorte de grande surface où se trouve un atelier de broderie et un autre de laquage.

A l’arrivée sur Hanoi nous traversons le fleuve rouge et nous apercevons un autre pont très long. Il s’agit du pont Paul Doumer, construit par les français au moment de leur occupation coloniale, quand on appelait encore cette région l’Indochine. Ce soir, nous l’emprunterons dans l’autre sens, quand nous serons dans le train.

En attendant, nous entreposons nos bagages à l’hôtel Hong Ngnoc et nous partons faire une visite de la vieille ville. Sur les conseils de Tuan, nous nous rendons dans un restaurant rustique, cent pour cent vietnamien. Nous sommes installés sur le trottoir, au raz du sol, sous le regard amusé des clients habituels. Le repas est excellent et le prix dérisoire. Nous paierons, pour quatre, bières comprises, 192 000 VietNamDong soit environ 9 euros.

Comme notre réserve d’argent liquide avait un peu fondu, nous avons demandé à Tuan de nous conduire dans un bureau de change. Nous fûmes très surpris de nous retrouver dans une bijouterie qui, de surcroît, pratiquait un taux plus intéressant que les banques.

 

20 heures 30. Nous sommes assis dans le hall de la gare d’Hanoi, sur des sièges en plastique bleu. La salle d’attente est plus petite que celle de Grenoble. Beaucoup de personnes assises attendent le train qui doit partir à 21 heures 15. Deux écrans de télé fixés au mur diffusent deux programmes différents. Cinq touristes viennent de rentrer dans la gare. Eux aussi vont à Lao Caï, presque à coup sûr. Et puis, sans trop savoir pourquoi, Tuan nous invite à le suivre. Nous présentons nos billets et nous traversons quelques voies, des quais, sans trop savoir où nous allons, sans que rien ne semble indiqué, pour finalement arriver le long de wagons qui, nous dit Tuan, sont les nôtres. Nous grimpons à bord, nous glissons nos bagages de voyage dans le compartiment, nous nous répartissons les couchettes et….

 

A demain.


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Jour 15:Lao Cai - Sapa, visite de Sapa ( B,L)

27/03/2009

jour15(Arrivée à Lao Cai tôt le matin. Transfert pour Sapa par une belle route de montagne. Découverte de cette ancienne station climatique. Visite du village Catcat des H'mong noir, ascension du Mont Ham Rong pour une vue splendide sur la ville. Nuit à l'hôtel à Sapa.)

5 heures 30. Arrivée mouvementée. On cogne à la porte du compartiment. «  Lao Caï ! Lao Caï ! » Nous sommes arrêtés en gare de Lao Caï et encore endormis dans nos sacs de couchage. Il y a un peu d’urgence car, bien qu’arrivé au terminus, le train ne doit pas rester très longtemps a quai.

Dehors, la pluie nous attend, ainsi que le chauffeur de notre minibus qui lui a fait le voyage par la route et a roulé 9 heures pour nous rejoindre. Il fait nuit et la route pour Sapa est une vraie route de montagne, pentue et tortueuse. Les terrasses des rizières apparaissent peu à peu, au fur et à mesure que le jour se lève et que nous émergeons des bancs de nuages qui traînent à moyenne altitude. Le chauffeur roule plein phare et double à la montée sans se faire le moindre souci. Juste un petit coup de klaxon dans les virages sans visibilité, histoire d’avertir celui qui descendrait que la route n’est pas tout à fait libre. Apparemment le truc fonctionne. Il faut juste s’habituer. A la montagne aussi, le style Vietnam est un peu spécial.

Le jour est levé quand nous arrivons à notre hôtel, le Royal Hôtel View. Il est 6 heures 30 et nous prenons notre petit déjeuner. La pluie ne nous décourage pas et nous entreprenons notre première ballade à pied dans la montagne environnante. Une longue descente suivie d’une longue remontée sur le flanc opposé nous permettent d’accéder à un village où nous avons l’occasion de rentrer dans une maison. Il s’agit d’ethnies qui vivent ici et nous découvrons leur habitat, leur mode de vie. Comme partout dans ce pays, l’eau est omni présente sous forme de torrents que l’ingéniosité des hommes utilisent, ici pour remonter l’eau avec une roue à aubes, là pour animer un pilon, ici encore pour irriguer les rizières. Sur le chemin du retour, une école nous attire. C’est l’heure de la récréation et l’animation est importante. Les enfants qui nous paraissent très jeunes ont en fait entre onze et quinze ans. Garçons et filles mélangés. Les classes sont rustiques mais les livres et les cahiers nombreux.

Est-ce du à notre présence ? En tout cas, à la fin de la récré, et avant de regagner les salles, le directeur de l’école rassemble tous les élèves et leur fait un discours assez long. Notre guide nous explique ensuite qu’il s’agit d’une mise en garde et d’un rappel des sanctions qui seraient prises contre les familles qui n’enverraient pas leurs enfants à l’école.

 

Retour à l’hôtel où nos chambres sont prêtes. Douche. Tuan nous a donné rendez-vous à 12 heures 45, il est dix heures alors… dodo. On ne dort pas trop bien dans un train couchette, et ça n’a rien à voir avec le fait d’être au Vietnam.

 

Le repas est pris dans un petit restaurant fort sympathique. Puis nous attaquons la ballade de l’après midi, un sommet derrière le village où est posé un kiosque. Pour s’y rendre nous traversons une succession de jardins botaniques très bien entretenus. Le point de vue est agréable, dommage que le beau temps ne soit pas de la partie, même si la pluie a cessé. Nos redescendons au village où nous retrouvons les rues animées et, bien sûr, l’éternel marché. Notre périple s’achève devant un cocktail à la terrasse d’un bar à touristes. Quelques photos supplémentaires viennent enrichir notre collection de personnages hauts en couleurs. Les femmes d’ici sont toutes habillées en costumes traditionnels différents d’une ethnie à l’autre. Elles cherchent à vendre leur production. Les touristes sont des proies intéressantes et pas trop récalcitrantes.

 

Le repas du soir, nous le prendrons dans le même restaurant qu’à midi. Sauf que ce soir, nous laissons de côté les bières et nous préférons prendre une bouteille de vin de pays. Comme le patron est content de nous avoir à nouveau comme client, il arrive, à la fin du repas, avec sa bouteille de saké et … bon, d’accord, nous tenons assez bien la distance.

 

Il est 21 heures. Je finis d’écrire ces quelques notes et je vous souhaite une bonne nuit.

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Jour16:Sapa,visites- Bac Ha (B,L)

28/03/2009

(Journée complète de visite de Sapa : son marché pittoresque, ses maisons coloniales... Descente dans la vallée de Muong Hoa vers les villages Lao Chai des H'mong noirs et Tan Van des Dzay, superbe paysages de rizières en terrasse. En fin de journée, route pour Bac Ha. Nuit à l'hôtel Bac Ha.)

Sapa.

Réveil à 7 heures 45 après une belle et longue nuit et une seule rupture, un appel téléphonique au beau milieu de la nuit. Une erreur venue de « France » et qui a dû me grever un peu mon forfait. Après un petit déjeuner très agréable, comme d’habitude nous partons avec le minibus qui nous dépose un peu plus loin, au départ d’un chemin qui va nous conduire de villages en villages, à travers une large vallée où les rizières abondent. Après une ballade d’environ deux heures nous retrouvons notre chauffeur qui nous ramène au restaurant Red Dao Houge. Un moment exceptionnel, depuis le premier plat jusqu’au café au goût vanillé. Mais ce soir nous dormons à Bac Ha et nous devons, pour ce faire, redescendre à Lao Caï pendant une quarantaine de kilomètres avant de remonter vers notre but.

En passant près du pont qui enjambe la Nahm Ty et qui permet de passer en Chine, nous observons le trafic d’objet manufacturés que les vietnamiens ramènent sur des chariots de fortunes et des vélos bricolés ; Mais un temple taoïste attire notre attention. Il s’agit de la cérémonie préparatoire à un mariage. Nous faisons quelques photos et Jean Luc, et le guide finissent par se glisser dans le temple, parmi les gens, et se mêlent à la cérémonie. Quand ils reviennent, ils ont gagné chacun cinq mille VietNamDongs. C’est un rituel, ici, on distribue de l’argent aux personnes présentes, gage de bonheur et de prospérité. Voilà comment on peut s’enrichir au Vietnam.

Nous remontons dans notre minibus et nous longeons pendant quelques kilomètres la rivière Nahm Ty, affluent du Fleuve Rouge, frontière naturelle avec la Chine. Ensuite nous attaquons la montagne et une route particulièrement difficile parce qu’en chantier. A sept kilomètres de Bac Ha nous passons le col et nous arrivons à la ville où notre hôtel nous attend. Sur les conseils du guide Lonely Planète, nous demandons une chambre dans la partie en bois. Grave erreur. Le guide du Routard, qui avait raison, conseillait l’inverse. Tant pis, les chambres sont quand même prévues pour y dormir.

Comme il n’y a pas de restaurants particulièrement intéressant dans cette ville nous déjeunons à celui de l’hôtel. C’est un hall de gare comble et très bruyant. Les cuisines semblent débordées et nous attendons longtemps, pour la première fois de notre séjour, d’être servi. Nous avons tant et tant attendu que l’on nous offre quatre bananes en prime. Nous ratons du même coup le début du spectacle qui était prévu devant l’hôtel. Pas de regret car les danseuses et le niveau général est médiocre. Je me retrouve embarqué dans une farandole à la mode d’ici, très ennuyeuse. Nous fuyons avant la fin et nous allons nous réfugier dans nos chambres. Demain, à 6 heures 30 nous devons être à pied d’œuvre car le marché de Ba Ha nous attend.

 

Dormez bien !


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Jour 17: Bac Ha - Thac Ba ( B,L,D )

29/03/2009

(Le matin, marché de BAC HA. Continuation par la route en direction du lac de Thac Ba. Les rives sont densément peuplées par les ethnies minoritaires Dao à Pantalons blancs, Dao Rouge, Tay, Nung, et H’Mong. Nuit chez l’habitant (confort sommaire).)

6 heures, la musique se met en route et nos réveils réglés sur la demie ne nous servent pas à grand-chose. Alors une petite douche et nous voilà partis à traquer la photo du siècle sur le fameux marché des femmes fleurs. Nous sommes tellement matinaux que les étals ne sont pas encore vraiment installés. Après ce premier tour, nous revenons prendre le petit déjeuner à l’hôtel avant de repartir de plus belle.

Il est 9 heures 30 quand nous reprenons la route qui va à Thac Bâ. Route de montagne, bien sûr, mais en travaux sur des dizaines de kilomètres. Un véritable parcours du combattant. Avant le repas de midi, nous nous arrêtons sur le bord de la route pour goûter aux sabotines. Tuan en achète pour sa femme. Un peu plus loin, nous visitons un village accroché au flanc d’une colline. La maison que nous visitons a son sol en terre battue et… un poste de télévision. Un monde de contraste permanent entre la modernité et une forme ancienne et rustique de vie.

Nous arrivons ensuite dans un village où nous nous arrêtons pour déjeuner. Passage par les cuisines, pour choisir les mets, puis escalier monumental qui nous amène dans la salle du restaurant d’où nous découvrons le fleuve. Une petite promenade digestive dans les rues de cette petite bourgade nous permet de faire connaissance avec un marchand de bois qui nous fait une démonstration de sa scie horizontale qui lui sert à débiter les planches à partir d’un tronc. Plus loin, nous visitons une petite exploitation de cannelle et une vieille femme nous montre comment on récupère l’écorce pour ensuite la faire sécher. Plus loin, alors que nos avons repris la route, c’est une plantation de thé qui nous arrête. La propriétaire nous explique qu’elle ramasse tous les jours les feuilles arrivées à leur terme puis elle nous invite à entrer chez elle. Par terre, sa cueillette du jour est en train de sécher.

De plus en plus sauvage, de plus en plus surprenante, la route nous conduit peu à peu vers une région sauvage où reparaissent des maisons sur pilotis. Après un parcours encore difficile à cause de chantiers de rénovation des routes, nous redescendons dans une vallée. Les premières anses du lac apparaissent et … une usine, si l’on peut employer ce terme, de fabrication de brique. Nous nous arrêtons pour regarder comment, avec des outils dérisoires, une équipe d’une dizaine d’hommes mettent en forme, font sécher et cuisent des centaines de briques.

Encore quelques kilomètres et nous arrivons enfin au terme de notre voyage, dans la tribu des Drao à pantalon blanc, pour notre seconde nuit chez l’habitant. Si les maisons sont construites sur un principe semblable que la première fois chez les M’nong, nous nous apercevons très vite que notre soirée et notre nuit seront tout autre. Les habitants sont très courtois et les filles se retrouvent vite en cuisine, à apprendre à confectionner les nems. Nous retrouvons sur place un autre groupe de touristes. Ils voyagent dans le même esprit que nous mais ils sont six au lieu de quatre. Ce sont des routards qui ont déjà un sacré paquet de voyage au compteur. C’est tous ensembles, avec nos guides respectifs, les deux chauffeurs, nos hôtes et leurs enfants que nous allons partager le repas, le sake, la chartreuse verte que Jean Luc extirpe de son sac et finalement la chambre. Quelle soirée !

Aux premiers ronflements venus d’en face, j’ajoute les miens et … pouf je dors.

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Jour 18: Thac ba – Hanoi ( B,L )

30/03/2009

jour18(Le matin, promenade en bateau sur le lac de Thac Ba. Des centaines d’îles, en forme de bol renversé, hérissent la surface du lac. Les berges sont couvertes d’une végétation dense. La population locale vit de pêche et de culture sur des îlots escarpés Route vers Hanoi dans l’après - midi. Transfert à votre hôtel. Soirée : spectacle de musique traditionnelle et de marionnettes sur l’eau)

Réveil chez l’habitant. Il est 6 heures 30 et la nuit a été bonne, malgré les dix huit personnes qui dormaient dans la même pièce. Les matelas étaient confortables, les moustiquaires efficaces, les animaux silencieux, sauf quelques coqs qui, mystérieusement, se sont mis à chanter au beau milieu de la nuit, avant de réaliser que le jour était encore loin.

Nous prenons le petit déjeuner dehors, sur une terrasse en pierre qui surplombe une rizière. Un petit côté Durassien ; La maîtresse de maison nous a préparé des crêpes et du miel. Ensuite, nous rejoignons une pirogue qui nous permettra de faire une longue ballade sur le lac. Le début est assez acrobatique mais le reste du parcours est splendide. Nous découvrons une étendue d’eau semée d’îles en forme de bols renversés sur lesquelles sont plantées des arbres qui sont ensuite exploités. A ce moment précis, nous mesurons soudain à quel point ce voyage est agréable, reposant, malgré le rythme soutenu. Ce lieu particulièrement paisible y est sans doute pour quelque chose dans cette impression collective. Mais cela ne suffit pas pour expliquer la quiétude ressentie. Sans doute que la bonhomie vietnamienne y est pour quelque chose. La bonhomie et la gentillesse. En fait tout se passe ici comme si chaque problème allait trouver sa solution. Etrange mélange de spiritualité et de vie trépidante, où l’équilibre n’est pas encore rompu.

Au cours de ce périple aquatique, nous accostons dans un des nombreux ilets où deux femmes piochent la terre. Il s’agit d’une grand’mère et de sa petite fille. Elles préparent le terrain pour planter des cacahuètes. Elles sont venues en barque. Elles disposent d’un petit abri de chaume pour se tenir à l’ombre car le bois de l’île a été coupé et le repiquage n’est pas encore fait pour une nouvelle récolte. Tuan parle avec elles de leur travail, elles s’arrêtent un instant, sourient à ce qu’il leur raconte et puis se remettent à piocher tandis que nous repartons. De retour à la maison de nos hôtes, nous retrouvons l’autre groupe de français qui nous ont devancés. Nous leur souhaitons une bonne continuation car les veinards ne sont qu’au début de leur périple. Comme Martine s’était intéressé au costume que portent les femmes du village, la maîtresse de maison invite les filles à passer un costume et c’est l’occasion de faire quelques clichés. Tuan, adorable et toujours plein d’attention a lui aussi passé un costume.

Les bagages chargés et les adieux faits, nous reprenons la route d’Hanoi. A midi, l’arrêt dans un restaurant très typique nous permet de découvrir d’autres plats. Il est 17 heures lorsque nous posons nos bagages à l’hôtel. Ici, maintenant, nous sommes connus et nous avons nos habitudes. Une petite connexion Internet, une douche, un petit moment d’écriture et nous voilà de nouveau assis dans notre restaurant vietnamien, sur le trottoir, dans le va et vient de ceux qui arrêtent leur motos et leur scooter le temps d’acheter un plat ou deux et de repartir. Nous avons notre préférence pour des tomates farcies, des calamars, du poulet, des patates douces et … du riz. Le tout arrosé de bière, bien sur. Il nous reste à allez voir un spectacle de marionnettes sur l’eau. Mais d’abord un détour par la case « glaces et sorbets » s’impose. Là aussi, nous avons nos habitudes.

Il pleut légèrement quand nous sortons. Pour ce qui est du spectacle, hormis la difficulté évidente pour les manipulateurs, nous restons un peu perplexe. Notre culture est tellement loin de tout ça ! Et puis nous sommes trop grands pour leurs fauteuils. Cinquante cinq minutes avec les genoux sous le menton, c’est long.

Heureusement, les lits sont aux normes européennes.

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Jour 19: Hanoi, - départ (B)

31/03/2009

(Journée libre sans déjeuner, ni dîner. Transfert à l’aéroport vers 21h00. Envol sur VN 535 à 23h40. Nuit à bord.)

Réveil à 6 heures. Une nuit de bébé pour Martine et pour moi, moins bonne pour Isabelle et donc pour Jean-Luc. Le monde est injuste et cruel. Après le petit déjeuner, nous rédigeons un mot pour Tuan et notre chauffeur que nous leur remettrons dans une enveloppe au moment du départ.

Il est 9 heures 30 et comme prévu Tuan arrive. Nous avons la possibilité de garder la chambre jusqu’à 18 heures ce qui va nous permettre de prendre une douche et de ranger nos derniers achats avant de partir pour l’aéroport. Eh oui, ce soir, à 23 heures 25 nous quittons le sol vietnamien pour rejoindre celui de la France. Sniff !

Mais des choses très très sérieuses nous attendent. Nous sommes en rang, deux par deux, la tête nue, les bras le long du corps, avec l’interdiction formelle de parler, de tousser, de respirer… non, pas tout à fait mais quand même. Et nous défilons de la sorte, les uns derrière les autres, au milieu d’une foule qui s’organise déjà dehors avant de pénétrer dans le mausolée où repose la dépouille momifiée de Ho Chi Minh. Et c’est curieux de penser que cet homme, mort depuis tant d’années, et qui voulait que les cendres de son corps incinéré soient réparties sur les différentes régions de son pays pour lequel il avait tellement œuvré, se retrouve ainsi, exposé contre ses dernières volonté, dans un décor à ce point austère.

La visite de l’endroit où il séjournait quand il était à Hanoi est beaucoup plus paisible. On y découvre un lieu simple, sans confort, à l’image de l’homme qu’il était tout au long de sa vie.

Notre visite au musée ethnographique est un peu plus rapide mais nous consacrons un peu plus de temps à visiter les différentes formes de maisons traditionnelles, aux formes parfois spectaculaires, comme la maison commune des Bah Nav.

 

Nous l’avions réclamé, à corps et à cris. Nous y sommes. Tuan connaissait un endroit où l’on prépare et où l’on peut déguster le Phô (prononcer feu), le vrai, l’unique, le Phô de Dieu. Ici, cette soupe de nouilles mythique est préparée et servie de 5 heures 30 à 16 heures, tous les jours. Et on ne vous propose rien d’autre. C’est le Phô ou rien. Et c’est un régal de partager cet instant avec notre guide et le chauffeur. Ensuite nous irons boire le Ca Phê un peu plus loin, sur le trottoir, dans un petit bistrot où la salle contient à peu près autant de motos que de tables. Car ici, on ne plaisante pas avec la chose la plus importante après le culte des ancêtres, j’ai nommé le deux roues motorisé.

Nous poursuivons notre dernière journée par la visite de la Pagode de l’épée restituée. L’histoire raconte qu’une tortue géante… Je ne suis pas certain que l’histoire soit véridique mais ce qui est sûr c’est que le lac qui entoure la pagode abrite des tortues d’eau de taille très respectable. Nous ne les verrons pas, mais des photographies ont été prises qui l’atteste.

Au supermarché du coin, nous faisons provision de nouilles et autres produits de première nécessité pour le futur repas organisé dès le retour, histoire de chasser la nostalgie prévisible. Il reste quelques VietNamDongs à dépenser avant de partir. Un dernier repas sur le trottoir où nous avons notre place réservée, une dernière glace et c’est l’heure de grimper encore une fois dans notre minibus. Nous arrivons bon derniers et comme il n’y a de la chance que pour les attardés, on nous installe, pour le même prix, dans une classe dite Economique de luxe. Le terme est amusant mais les avantages sont réels, en particulier l’espace entre les fauteuils est nettement plus important, ce qui permet d’allonger les jambes, et ce n’est pas un gadget quand on s’apprête à voyager pendant douze heures.

Les adieux avec Tuan, resté avec nous jusqu’au bout sont très émouvants. Nous nous étions attaché à ce jeune homme aux allures de bébé joufflu mais tellement professionnel et prévenant.

 

Décollage à l’heure prévue. Il ne nous reste plus qu’à rester Zen autant que faire se peut pour des européens.

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